Pièces
L’homme sans visage
Je parle d’exister sans connaître la valeur de nos vies.
L’eau ruisselle sur le ventre de pierre
Des collines criblées de rides
Vers le fleuve aux idées mortes
Épouvantail décharné et charbonneux
Si le rêve m’abandonne
je cesse de penser
Et mon cœur s’il le sait
Rejette ses ordures d’âme
L’odeur de cadavres, d’idées mortes
Me colle à la peau
La lumière brûle
Les traits boursouflés
De l’humanité encore vivante
En contrebas
Je vois défiler les vaisseaux incendiés
Des voyages en autre chose
Petite fille ne pleure plus
Reste au bord de ma vie
Arnaud Vendès