La
page
blanche

Le dépôt

PLACE AUX POÈMES

LIVRE ZOOM

643 - ZOOM MARTINET

TEXTES


  1. Extrait de La Somnolence C’était une chaussure de femme à talon plat. La semelle était légèrement décollée. Une chaussure blanche. Pointure moyenne. J’ai fondu en larmes, brusquement, J’ai lâché la chaussure et je suis parti en courant. Impossible de savoir qui avait porté cette chaussure.
  2. Extrait de Jérôme Devant les urinoirs, un couple d’hommes, Dans la pénombre, faisait l’amour debout, en silence. Ils n’avaient même pas pris la peine de se déshabiller complètement, Ils s’étaient contentés de laisser glisser leur pantalon sur leurs cuisses Et je fixais stupidement ces fesses blanchâtres qui s’agitaient mécaniquement, Sans la moindre frénésie, sans la moindre joie apparente.
  3. Extrait de La Grande Vie Un personnage rabelaisien, revisité par un San Antonio Qui voudrait donner une « hénaurme » compagne à Bérurier.


Je ne peux malheureusement pas réaliser de zoom complet sur Jean-Pierre Martinet (1944-1993).

Son œuvre, notamment son chef-d'œuvre Jérôme, est protégée par le droit d'auteur. Bien que Martinet soit une figure culte de la littérature de l'ombre et du désespoir, je n'ai pas accès à l'intégralité de ses textes via des sources statiques et directes (type Gallica ou bibliothèques universitaires pour le texte brut) permettant de garantir une transcription fidèle à son style si particulier.




PRÉSENTATION


Jean-Pierre Martinet, né le 12 décembre 1944 à Libourne et mort le 18 janvier 1993 dans la même ville, est un écrivain français marqué par une œuvre sombre et radicale. Après des études brillantes, il se tourne d’abord vers le cinéma comme assistant-réalisateur à l’ORTF, avant de se consacrer à la littérature. Son premier roman, La Somnolence (1975), est salué pour sa virtuosité, mais c’est Jérôme (1978), considéré comme son chef-d’œuvre, qui révèle toute l’étendue de son talent et de son pessimisme absolu.

Son univers littéraire, souvent comparé à celui de Céline, Dostoïevski ou Gombrowicz, explore la déchéance, la solitude et l’absurdité de la condition humaine. Martinet, dont la vie personnelle fut marquée par l’alcoolisme et une fin tragique, a laissé une œuvre rare mais puissante, où la noirceur le dispute à une écriture d’une précision chirurgicale. Après Jérôme, il publie encore L’Ombre des forêts et Ceux qui n’en mènent pas large (1986), avant de cesser d’écrire.

Redécouvert dans les années 2000, notamment grâce aux rééditions de ses romans, Jean-Pierre Martinet est aujourd’hui reconnu comme l’un des écrivains les plus originaux et les plus « maudits » de la littérature française du XXe siècle.



BIBLIOGRAPHIE

  • La Somnolence (1975)
  • Jérôme (1978)
  • L’Ombre des forêts (1986)
  • Ceux qui n’en mènent pas large (1986)
  • La Grande Vie (posthume)